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vendredi 11 janvier 2013

CHÂTEAU DE MAISON LAFFITE

CHATEAU DE MAISON LAFFITE

Architectures : le château de Maisons Lafitte


 

 Le château de Maisons-Laffitte, à l'origine château de Maisons, est un château situé à Maisons-Laffitte dans les Yvelines, chef-d'œuvre de l'architecture civile française du XVIIe siècle, qui constitue une référence dans l'histoire de l'architecture.

Château classique par excellence et chef d'œuvre de François Mansart, Maisons-Laffitte innove dans bien des domaines et préfigure des châteaux comme celui de Vaux le Vicomte. Il impressionne tant sur sa symétrie extérieure, que pour l'agencement intérieur dont le vestibule et l'escalier sont les pièces majeures.
Construit à partir de 1640 pour René de Longueil, surintendant des finances, président du parlement de Paris et conseiller de Richelieu puis de Mazarin. Le chantier dure près de dix ans. En 1651, il accueille le jeune Louis XIV et sa mère Anne d'Autriche, lors d’une fête somptueuse.

 

 Longueil, suspecté de s’être enrichi frauduleusement fut disgracié. Il conserve cependant ce  joyau de l’art classique. Un de ces descendants, Jean René de Longueil, homme de sciences fut ami de Voltaire. De cette époque, nous conservons la cheminée des captifs et le cabinet des miroirs.

 

 Château de Maisons - Façade - ©2007 Marc-Antoine Mouterde

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 CHAMBRE DE LANNES

Château de Maisons - Façade - ©2007 Marc-Antoine Mouterde
 du XVIIème siècle ainsi que des peintures, gravures et mobilier des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles, qui ornent l'appartement du Roi, les salons du Comte d'Artois et la chambre du Maréchal Lannes.

Château de Maisons - Façade - ©2007 Marc-Antoine Mouterde
En 1777, le château est acquis par le comte d'Artois, futur Charles X et frère de Louis XVI. Amateur d’art, on lui doit la salle à manger d'été, commandée à François-Joseph Belanger, exemple du néo-classicisme de l'époque pré-révolutionnaire.
D'autres illustres ont laissé des traces de leur passage, comme le maréchal d’Empire Lannes, dont l’appartement garde de nombreux souvenirs et du mobilier d’époque. En 1818, le riche banquier Jacques Laffitte, devient propriétaire et lègue son nom au domaine. C’est à lui que l’on doit le morcellement du parc en lotissements et la destruction des écuries.

Cette passion du cheval à Maisons-Laffitte, est racontée dans les pièces du sous-sol du musée.





Extérieurs

Le château de Maisons a été construit entre la Seine et la forêt de Saint-Germain-en-Laye, avec une façade sur jardin orientée sud-est. Originellement, il comportait un jardin, un petit parc de 33 hectares et un grand parc de 300 hectares. On y accédait par deux avenues se croisant en T devant le portail de l'avant-cour (avenue Eglé et avenue Albine) : l'axe principal conduisait à la forêt, l'axe transversal à la Seine, qu'on franchissait par un bac en direction de Paris, en traversant le village situé au sud-ouest du château. Trois portails (outre celui de l'avant-cour) étaient disposés aux extrémités des avenues comprenant chacun deux portes encadrant un saut-de-loup, dispositif appelé « ha-ha » très caractéristique de l'architecture de François Mansart.
De part et d'autre du fond de l'avant-cour, Mansart avait édifié les écuries, chef-d'œuvre d'architecture qui ne nous est malheureusement connu que par des relevés, et une fausse façade, ou « renard », destinée à créer un effet de symétrie. Le parti monumental des écuries annonçait Versailles et Chantilly. De ce magnifique ensemble ne subsiste qu'une grotte, qui était sans doute l'abreuvoir des chevaux.


Fichier:Château de Maisons.jpg

 

 

 

 


 


 Château de Maisons - Façade - ©2007 Marc-Antoine Mouterde
 

 

Si je devais donner un seul mot pour définir le château de Maisons-Laffitte, ce serait sans aucne hésitation, Théâtralisation !
Depuis notre arrivée devant cette façade d’une parfaite symétrie, jusqu’à notre passage devant l’escalier d’une surprenante modernité pour l’époque, en passant par la chambre du roi, nous ne cesserons de voir ici la recherche d’une mise en scène systématique. Le mot théâtralisation correpond donc parfaitement.
Bien que construit sur la demande de particuliers, Maisons-Laffitte me fait toujours l’effet de me retrouver devant une demeure majestueuse qui possède tous les signes d’un palais royal.


 

Des particuliers certes, mais quels particuliers ! Les Longueil, une famille dont quatre générations se succèdent ici. Chacun de ses membres ayant des vies plus inattendues les unes que les autres !
Durant cette visite guidée, les cheminées monumentales du XVIIème siècle ne seront pas oubliées, et vous aurez le privilège de découvrir une pièce dont la rareté fait toute la valeur : Le cabinet des miroirs.
Quant à moi, votre guide, j’ai à cœur de vous faire partager l'émotion que j’ai eue dès ma première visite pour les statues de la salle à manger d’été, et tout particulièrement pour celle de Cérès.
La visite de Maisons-Laffitte sera l’occasion pour vous d’apprécier toute la majesté des lieux.


 Architectures : le château de Maisons Lafitte


CHÂTEAU DE CHALLAIN LA POTERIE



 Fichier:Chateau challain.JPG


Le château sera terminé en 1854 (soit 6 ans de construction, un record pour l'époque).
Le comte et la comtesse eurent 2 enfants. Leur fille, Marie, mourra en 1868 de la tuberculose dans l'une des 4 tours du château. Leur fils Henri héritera du domaine à la mort de sa mère en 1886. Cependant, il meurt en 1893 sans héritier. Le château est alors mis en vente. C'est le Marquis Général de Cortes qui va l'acquérir. Il va faire quelques modifications : mise en place de ses armoiries, salle de bal aménagée, tableaux et meubles. Il sera habité par cette famille jusqu'à la mort du Général en 1931. La propriété est donc remise en vente. Durant la Seconde Guerre mondiale, le château sera réquisitionné par des officiers allemands. En 1948, la commune de Choisy-le-Roi rachète le château pour y envoyer des enfants en colonie de vacances jusqu'en 1970. Puis, il tombe dans l'oubli et l'abandon le plus complet. Il faudra attendre l'arrivée de 2 antiquaires anglais en 2000 pour que débutent les restaurations.

 



 
 


Architecture

Cet ensemble néo-gothique construit de 1847 à 1851, terminé en 1854 est dû à René Hodé et Louis Visconti.
Il mesure plus de 60 m de long et 45 m de hauteur. Il comporte 6 étages et près de 4 000 m2 de parquet.
Les pièces remarquables sont le hall d'entrée haut de 10 mètres, avec un escalier en colimaçon et en faux marbre (stuc), et au rez-de-chaussée la salle de billard avec son banc d'origine, une salle de bal, le grand salon des hommes avec sa cheminée surmontée d'une statue équestre d'Henri IV, le petit salon des dames, leurs mobiliers massifs et leurs ouvertures cachées2. La décoration des murs et des plafonds présente les armoiries de la famille ainsi que les signes de deuils de la comtesse.
Sont également remarquables la bibliothèque et la petite chapelle avec les saints de la famille sur les vitraux. Cette dernière garde encore aujourd'hui une peinture originale avec la croix de Lorraine et la croix de Jérusalem.


 

 
 

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CHÂTEAU DE LA ROCHE -JAGU

Le château de La Roche-Jagu en Ploëzal

 

Ce château a été acquis par le département des Côtes d’Armor en 1958, suite à une donation du Duc d’Alès. De nos jours, son parc paysager est ouvert au public toute l’année. Il est situé sur la commune de Ploëzal (22260).
Le château de la Roche Jagu est situé en haut d’une colline qui domine une anse du bras de mer le Trieux. Le visiteur est accueilli par un vieux chêne agé de 350 ans, qui domine la cours du château. Un parc de 73 hectares entoure le château, 30 sont ouverts au public. La tempète de 1987 ayant dévasté la forêt du parc, depuis 1990, le parc est devenu paysager, d’inspiration médiévale, et a été inauguré en 1999. En 2005, le parc a obtenu le label "Jardin Remarquable".
château de La Roche-Jagu en Ploëzal Flanqué de deux tours, l'une en façade et l'autre accrochée à l'angle du pignon surplombant l'estuaire, il fait face au visiteur venant par les terres. Pour y parvenir, le randonneur aura suivi le sentier qui le remonte sur la rive droite, passant par le Rocher Argenté d'où il aura découvert une large portion de la vallée. Il aborde cette vaste demeure en débouchant sur un escalier métallique placé là tant l'érosion et le passage humain en avaient usé l'assise.
C'est au pied d'un contrefort massif paraissant inachevé, percé d'une étroite fenêtre, accolé à une tour à mâchicoulis ornant l'angle nord-est du château, que vous déboucherez sur l'esplanade herbeuse ouverte sur une entrée monumentale.
château de La Roche-Jagu en Ploëzal De part et d'autre, de larges sentiers bordés d'une végétation toute en couleurs à la belle saison mènent de la porte des remparts au porche d'entrée d'un édifice défendu par une lourde grille de fer. Cette entrée d'inspiration gothique tranche sur une architecture d'ensemble où dominent les angles droits formés non seulement par les murs mais aussi par les fenêtres donnant sur la cour d'entrée. Avant d'arriver là, vous aurez peut-être découvert un petit masque naïf sculpté dans un bloc de granit gris enchâssé dans l'angle formé par le pignon est et le contrefort de la tour qui s'y accroche. L'arrière du château se caractérise par de hauts murs partiellement brisés en leur sommet par un encorbellement au niveau d'un chemin de ronde couvert, permettant de guetter aisément la vallée du Trieux et d'éventuels assaillants. Dans le prolongement de celui-ci, une partie de la façade arrière, prolongée elle aussi d'un arrondi de tourelle à mâchicoulis, est constituée d'un mur à pan de bois tranchant sur la froideur du granit dont il forme le rehaussement.
La tour de la façade avant possède les mêmes caractéristiques, s'imbriquant presque totalement dans les hauts murs et une toiture coiffée de dix-neuf cheminées octogonales de style gothique flamboyant, ornées de multiples couronnes scultptées.
château de La Roche-Jagu en Ploëzal
L'architecture austère du château de La Roche-Jagu, quelque peu tempérée par ces particularités, trouve son origine au début du 15ème siècle. Il avait deux vocations : il était tout à la fois une résidence de prestige et un ouvrage défensif. Il ne fut toutefois pas le premier à s'asseoir sur les rochers dominant une courbe du Trieux. Cette spécificité fera de l'endroit, depuis bien longtemps déjà, un site idéal pour observer le trafic maritime entrant loin dans les terres mais aussi une place-forte plus facilement défendable.
Il est fort probable que, déjà bien avant l'ère dite chrétienne, quelques lointains ancêtres s'installèrent ici. Le territoire de Ploëzel recèlant par ailleurs les vestiges d'un tumulus datant de l'âge du bronze au lieu-dit Tossen-Ribourden, leurs contemporains furent sans doute attirés par la situation avantageuse d'un tel poste d'observation. Aucune trace d'une telle occupation ne fut toutefois jamais découverte en ces lieux ...
La première citadelle connue y fut érigée au 11ème siècle, par une famille dont le nom sera toujours attaché à ce domaine. Elle s'éteindra à la fin du 14ème siècle, transférant de fait la propriété au domaine ducal dépendant de Jean IV de Montfort. Le fort deviendra alors le siège d'une garnison puis sera entièrement détruit au début du 15ème siècle.
château de La Roche-Jagu en Ploëzal Catherine de Troguindy deviendra propriétaire de ces terres et entreprendra la construction du château actuel, à partir de 1405. Cette nouvelle forteresse ayant l'heurt de déplaire à Marguerite de Clisson qui présidait alors aux destinées d'un autre château, celui de Châteaulin-sur-Trieux situé en amont sur les terres de Pontrieux, elle fera emprisonner les ouvriers du chantier en 1407 ! Il faudra l'intervention du duc de Bretagne pour mettre fin à ce conflit et autoriser enfin le parachèvement du château de La Roche-Jagu peu avant le décès de Catherine de Troguindy, en 1418. Achevé en 1420, le château et son domaine passeront ensuite successivement dans les mains de diverses familles (Du Parc, Kersaliou, Treal, Kerimel, Penhoët, Coëtmen, Acigné, Plessis-Richelieu et de Fronsac, de Tressan), jusqu'à la Révolution. Au 18ème siècle, le duc de Richelieu y fera creuser plusieurs souterrains mais les aura fait combler avant de céder la forteresse au conseiller Le Gonidec de Tressan. Jusqu'alors, les divers propriétaires des lieux avaient pouvoir de haute, moyenne et basse justice, régnant sur un vaste territoire où les fermages leur assuraient de bons revenus. Les derniers propriétaires privés seront issus de la famille d'Alès, à partir de 1899. Son ultime châtelain, le vicomte d'Alès, ne pouvant faire face aux restaurations qu'impliquaient, dès 1930, le classement du château à l'inventaire des monuments historiques, en fera don au département par un acte dressé le 9 avril 1958. Cette date marquera le début d'une rénovation complète du domaine et de sa pièce maîtresse ainsi que la mise en valeur des jardins, pièces d'eau et cultures en terrasses descendant jusqu'aux berges du Trieux.
Aujourd'hui, l'ancienne conciergerie et les annexes ont été transformées en lieux de réception, restauration et rafraîchissement, percés dans le rempart ouest par un porche menant aux jardins.
le Trieux vu du château de La Roche-Jagu en Ploëzal En parcourant ces étendues de verdure se développant aujourd'hui sur une soixantaine d'hectares, rehaussées depuis 1995 par la plantation d'une palmeraie, vous aboutirez à la cale privée de La Roche-Jagu. Autrefois fréquentée par les bateaux pratiquant le cabotage en remontant de la mer jusqu'a Pontrieux, ce port minuscule permettait le chargement des fils de lin et de chanvre extraits des cultures pratiquées sur les plateaux. De cette activité subsistent encore, à l'est du domaine, les quelques bassins de rouissage désormais transformés en jardin aquatique. De nos jours, la cale est fréquentée par quelques bateaux de plaisance et, lorsque la marée le permet, la vedette de l'Arcouest y fait escale pour un moment, le temps d'une visite de La Roche-Jagu, déversant son flot de visiteurs curieux d'un site chargé d'une longue histoire.

Galerie

Anse du Trieux (JPEG 289.8 ko)
Anse du Trieux                   BASSIN DES CHEVAUX

Cour du château de la Roche-Jagu (JPEG 374.4 ko)Le château de la Roche-Jagu (JPEG 332.4 ko)






Etang (JPEG 498.2 ko)

Camélias (JPEG 531.2 ko)                                                                                                                             




Source (JPEG 568.4 ko)
Source
Les bulles font des anneaux à la surface.
 
Arrière cour du château de la Roche-Jagu
(Ploezal, Côtes d’Armor)